
J'ai fermé désormais la porte de mon livre,
Comme un marin sa voile
au mat d’un bateau ivre
De jour comme de nuit les mots tels un cyclone
Explosaient dans ma tête et mon corps en frisonne.
O mes mots je vous aime, et de vous, ris et pleure,
Au fond de ce jardin, dont je fais ma demeure…
Portez moi sur vos flancs ainsi qu’un goéland
Volant bien au dessus des eaux de l’océan
Car avec vous, si loin, je ne suis plus qu’un point
Aux confins d’horizons dont on ne revient point…
J’y ai lissé mon aile en laissant choir ma plume
Qu’une vague engloutit au fond de son écume…