Mardi 2 novembre 2010
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Mon Ange de ce soir tes yeux pleurent la vie,
La vie évanouie au déclin de l’espoir,
De cet homme si bon, encore le revoir…
Si ce n’est dans le ciel ou dans tes rêveries…

Mon Ange, tes cheveux pleurent sur tes épaules…
Un jour tu l’as quitté sans savoir que jamais
Tu ne pourrais poser encore un doux baiser
Sur sa joue et sentir son souffle qui te frôle…

Mon Ange dans la nuit tu caches ta douleur
De n’avoir pu au moins lui dire «
 Adieu, grand père 
»
Et prendre encor sa main rugueuse autant qu'austère
Que jadis tu serrais pour ne pas avoir peur...

Mon Ange, je le sais, son destin t’a trahi
Sans te laisser le temps de rattraper ces heures
Et c’est sur ton piano que tu penches et tu pleures
Dressant, d’une musique, un pont dessus l’oubli…

Mon Ange, écoute moi, dans le chuchotement
D’indicibles regrets, d’une émotion si pure,
Je voudrais protéger ton cœur d’une parure,
Faire voler pour lui des notes au firmament…

Mon Ange de tes pleurs versés devant la croix,
C’est l'Amour infini, en offrande à son âme,
Que j’ai vu s’élever, vibrant comme un flamme,
Défiant l’éternité d’un si profond émoi…


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Peintures : Franz Xaver Winterhalter
(Menzenschwand, en Forêt-Noire, le 20 avril 1805 – Francfort-sur-le-Main, 8 juillet 1873

Publié dans : poesie - Communauté : Trouvères et troubadours - Ecrire un commentaire - Voir les 21 commentaires
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